La révolution a commencé. Frédéric se rend aux Tuileries où il rencontre parmi les émeutiers Hussonnet et Dussardier. À la fin de la journée, alors quest nommé le gouvernement provisoire, Frédéric rédige un article qui lui vaudra la reconnaissance de ses amis et le respect de Dambreuse qui lui propose de se présenter aux élections législatives pour la circonscription de Nogent. Il lengage à rédiger un discours électoral, ce que sempresse de faire Frédéric. Dambreuse, effrayé par ces idées anti-bourgeoises, sans le dire à Frédéric, décide de se présenter lui-même aux élections. Le jeune homme décide de déclamer son discours devant une assemblée présidée par Sénécal : il est mis à la porte après avoir assisté à une séance plutôt ridicule. En rentrant chez Rosanette, chez qui il vit à présent, Frédéric est dénigré par elle qui ne semble pas pour la révolution, sattirant les foudres de la Vatnaz. Mais en se retirant de chez Rosanette, il rencontre Arnoux venu la voir. Il comprend que ce dernier est toujours dans le cœur de la maréchale. Rongé par le doute et la jalousie, il demande à Rosanette de laccompagner dans un voyage à Fontainebleau. Ils partent début juin, peu de temps avant les journées sanglantes de juin 1848. Dans un cadre idyllique, elle lui raconte son enfance malheureuse, et Frédéric saperçoit de ses défauts. Il profite de la nouvelle de la blessure de Dussardier aux journées de juin pour rentrer à Paris. Après un voyage difficile et son arrestation, il retrouve le commis, soigné par la Vatnaz. Entre-temps, le père Roque est monté à Paris avec sa fille, impatiente de revoir Frédéric.
Les paroles rappelèrent à Frédéric celles que chantait lhomme en haillons, entre les tambours du bateau. Ses yeux sattachaient involontairement sur le bas de la robe étalée devant lui. Après chaque couplet, il y avait une longue pause, et le souffle du vent dans les arbres ressemblait au bruit des ondes. Cest leur mobilier! se dit Frédéric ; et le portier confirma ses soupçons. Il ne manqua pas de lui dire quà la nouvelle de leur catastrophe, il était accouru chez eux. Puis, il se remit à parler dune façon dogmatique, en phrases impérieuses comme des lois. LÉtat devait semparer de la Banque et des Assurances. Les héritages seraient abolis. On établirait un fond social pour les travailleurs. Bien dautres mesures étaient bonnes dans lavenir. Celles-là, pour le moment, suffisaient ; et, revenant aux élections : Frédéric, après avoir quitté M. Dambreuse, retourna chez la Maréchale ; et, dun air très sombre, dit quelle devait opter entre lui et Arnoux. Elle répondit avec douceur quelle ne comprenait goutte à des ragots pareils, naimait pas Arnoux, ny tenait aucunement. Frédéric avait soif dabandonner Paris. Elle ne repoussa pas cette fantaisie, et ils partirent pour Fontainebleau dès le lendemain. À combien, environ, doit-il se monter? dit Frédéric. Le Clerc avait compris. Il leva sur sa réserve la somme en question, et, quand il leut versée pièce à pièce : avec le soutien du Ministère de la Culture-DRAC Hauts-de-France, de la Région Hauts-de-France, du Conseil départemental de lOise, du DIESE Auvergne Rhône-Alpes, de lADAMI et de la SPEDIDAM Arnoux trouva cette réserve fort délicate. Puis, avec sa légèreté ordinaire, passant à une autre idée : Il maniait les spécimens étalés, en discutait la forme, la couleur, la bordure ; et Frédéric se sentait de plus en plus irrité par son air de méditation, et surtout par ses mains qui se promenaient sur les affiches, de grosses mains, un peu molles, à ongles plats. Enfin Arnoux se leva ; et, en disant : Cest fait! il lui passa la main sous le menton, familièrement. Cette privauté déplut à Frédéric, il se recula ; puis il franchit le seuil du bureau, pour la dernière fois de son existence, croyait-il. Mme Arnoux, elle-même, se trouvait comme diminuée par la vulgarité de son mari. Alors, on poussait un petit rire de satisfaction, et même on engageait des dialogues parfaitement étrangers à la circonstance. Enfin, le maître des cérémonies, en habit noir à la française et culotte courte, avec manteau, pleureuses, brette au côté et tricorne sous le bras, articula, en saluant, les mots dusage : Flaubert, LEducation sentimentale, La rencontre de Frédéric et de Mme Arnoux : approche de la lecture analytique et de lécriture dinvention Et, lautre ayant répété la même excuse, il semporta. Deslauriers répliqua, en parcourant les murailles dun air envieux : Quand elle passait devant les glaces, Rosanette sarrêtait une minute pour lisser ses bandeaux. À propos, lautre jour, dans une boutique, jai rencontré cette bonne Maréchale, tenant par la main un petit garçon quelle a adopté. Elle est veuve dun certain M. Oudry, et très grosse maintenant, énorme. Quelle décadence! Elle qui avait autrefois la taille si mince. Mille pardons! dit Frédéric, en lui saisissant la taille dans les deux mains.
Peu dévénements, rien démoustillant dans la vie de Frédéric Moreau, pâle héros impuissant à conduire sa propre vie, empêtré quil est dans les contingences matérielles, les codes sociaux. Homme de toutes les faiblesses, il laisse couver son feu intérieur plutôt que lui donner loxygène qui le ferait devenir flamme et réduire en cendre ce décor dans lequel il se dilue. Dans lequel Flaubert le dilue. A force de le fignoler ce décor, de le ciseler, de le polir, de le retoucher. Pour quil soit parfait.
